24.06.2021

4 questions à Margrit Brancucci

Aujourd’hui, les 4 questions s’adressent à Margrit Brancucci. En tant que membre de la section La Côte-Peseux, elle entretient des rapports étroits avec le chalet AN Prise-Milord. Pendant 17 ans (jusqu’en 2020), elle a coédité avec son amie Paula Nguyen la revue REFLETS publiée par sa section. Elle a par ailleurs été de 2010 à 2014 un membre très engagé du comité de la FSAN.

La section de La Côte-Peseux a également choisi d’installer un hôtel à insectes aux alentours de votre chalet des Amis de la Nature La Prise-Milord. Avez-vous décidé de le faire immédiatement et à l’unanimité dans la section? Qu’est-ce qui vous a poussé à participer?

Un petit nichoir à insectes est déjà installé. Après avoir été rassuré qu’il n’y aurait pas d’insectes qui piquent nos hôtes, l’enthousiasme pour adhérer au projet de la FSAN avec le soutien de la section Bâle-Riehen était unanime. Cela donne aussi quelque chose en commun avec d’autres chalets.

Il y a des années, la vie et la survie des insectes était à peine plus qu’un problème marginal pour une grande partie de la population. Cela a changé entre-temps, notamment grâce à la pétition sur les insectes lancée par les Amis de la Nature en 2018. Comment perçois-tu les insectes?

Pendant les vacances chez le grand-papa, l’observation dans la forêt ou à plat ventre dans l’herbe étaient un point culminant. Enfant, mon mari se plaçait sous un arbre avec un parapluie inversé et son cousin Michel secouait les branches et passait des heures à étudier les insectes et les scarabées tombés (un article de Michel Brancucci a paru dans l’Ami de la Nature 4/2012). L’herbe et les fleurs sauvages (pour les insectes) ont poussé dans le jardin de mes parents, ce qui était alors perçu comme désordonné. Changement de génération, aujourd’hui nos enfants achètent des larves de coccinelles contre les pucerons ainsi que des populations de départ d’abeilles sauvages. Je ne suis pas une spécialiste des insectes mais avec nos quatre petits-enfants, chaque promenade au bord du lac de Neuchâtel est un évènement pour observer les insectes.

Les hôtels à insectes, c’est une bonne chose. Mais ils ne suffisent pas. Les insectes ont également besoin d’une flore riche en espèces. A quoi ressemble-t-elle dans les environs de La Prise-Milord?

Notre chalet La Prise-Milord est situé à l’orée de la forêt. Un jardin bien fleuri, des arbres fruitiers ainsi qu’un grand pâturage entourent le chalet.

Y a-t-il un souhait que tu associes personnellement à l’installation
de cet hôtel?

Du matériel didactique sur le site Internet avec un QR-Code, dans l’Ami de la Nature ou sur un set de table etc. Mais les chefs de camp vont certainement réaliser de nombreuses études et travaux de biologie, des bricolages, et notre chalet sera décoré de dessins. En plus, le panneau informe sur l’association des Amis de la Nature.

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