{"id":41493,"date":"2021-09-01T11:19:00","date_gmt":"2021-09-01T09:19:00","guid":{"rendered":"https:\/\/naturfreunde.ch\/?post_type=naturfreund&#038;p=41493"},"modified":"2022-12-20T14:50:06","modified_gmt":"2022-12-20T13:50:06","slug":"accorder-a-la-nature-le-statut-de-personne-juridique","status":"publish","type":"naturfreund","link":"https:\/\/naturfreunde.ch\/fr\/ami-de-la-nature\/accorder-a-la-nature-le-statut-de-personne-juridique\/","title":{"rendered":"Accorder \u00e0 la nature le statut de personne juridique"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au printemps 2021, j\u2019ai d\u00e9pos\u00e9 conjointement avec mes coll\u00e8gues du Conseil national Anna Giacometti, Jon Pult, Nik Gugger et Beat Flach une initiative parlementaire qui vise \u00e0 renforcer la protection de la nature au sein de la Constitution et \u00e0 octroyer \u00e0 la nature, partiellement tout au moins, le statut d\u2019entit\u00e9 juridique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019id\u00e9e remonte entre autres \u00e0 la campagne de l\u2019ONU \u00abHarmony with Nature\u00bb, une initiative qui exige la reconnaissance des fronti\u00e8res plan\u00e9taires et un changement de comportement \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la nature: abandonner le point de vue partial selon quoi la nature est plus ou moins un bien qui n\u2019existe qu\u2019en fonction de ce qu\u2019il peut apporter aux humains et dont les probl\u00e8mes environnementaux seraient techniquement solubles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La motivation derri\u00e8re l\u2019id\u00e9e d\u2019accorder des droits \u00e0 la nature est tr\u00e8s simple: seul qui a ou ce qui a un statut de personne morale peut faire valoir ses droits et porter plainte. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 que se situe la principale diff\u00e9rence par rapport \u00e0 la simple protection de la nature: seul un sujet juridique peut faire valoir ses droits en cas de protection insuffisante.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certaines voix diront que le droit de recours des organisations autorise d\u00e9j\u00e0 une telle d\u00e9marche juridique. Or ce droit est essentiellement appliqu\u00e9 pour d\u00e9noncer des manquements aux devoirs dans le domaine public. La nature \u00e9tant d\u00e9pourvue de droits, elle ne peut pas d\u00e9poser plainte en cas de violation de droit. Et c\u2019est bien l\u00e0 le c\u0153ur du probl\u00e8me: la juridiction dispose aujourd\u2019hui d\u2019insuffisamment d\u2019options pour prendre des d\u00e9cisions au profit de la nature.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces derniers temps ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9s par toute une s\u00e9rie de d\u00e9cisions de justice visionnaires prises dans le monde. On s\u2019est par exemple fix\u00e9 des objectifs plus stricts en mati\u00e8re d\u2019\u00e9missions aux Pays-Bas et en Allemagne. Des efforts sont par ailleurs entrepris \u00e0 l\u2019\u00e9chelle plan\u00e9taire pour changer les lois et les constitutions. En Equateur et en Bolivie, la nature est reconnue en tant qu\u2019entit\u00e9 juridique et des lois ont \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9es en Nouvelle-Z\u00e9lande pour accorder le statut de personne morale \u00e0 certaines rivi\u00e8res et for\u00eats, mais aussi \u00e0 un volcan. L\u2019UE \u00e9tudie actuellement une proposition allant dans le m\u00eame sens.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Accorder le droit de se d\u00e9fendre \u00e0 la nature si elle est d\u00e9truite est un d\u00e9veloppement logique du syst\u00e8me de droit. C\u2019est aussi un moyen de mieux prot\u00e9ger la nature \u00e9tant donn\u00e9 que la protection d\u00e9finie constitutionnellement ne suffit pas \u00e0 permettre \u00e0 la nature de se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer pour continuer \u00e0 servir de base vitale pour les futures g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au printemps 2021, j\u2019ai d\u00e9pos\u00e9 conjointement avec mes coll\u00e8gues du Conseil national Anna Giacometti, Jon Pult, Nik Gugger et Beat Flach une initiative parlementaire qui vise [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":289,"featured_media":26005,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":"","powered_cache_disable_cache":false,"powered_cache_disable_lazyload":false},"naturfreund_ausgabe":[528],"naturfreund_rubrik":[473],"class_list":["post-41493","naturfreund","type-naturfreund","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","naturfreund_ausgabe-3-21fr","naturfreund_rubrik-point-de-vue","wpbf-post"],"acf":{"prolitteris_id":"plzm.1aea8e4c-c5c1-48bf-b84b-1475a47dcecb","has-author-box":true,"has-footer-nf-promotion":true,"articles_from_naturfreund_rubrik":{"show":true,"linked_naturfreund_rubrik":null},"articles_from_naturfreund_ausgabe":true},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/naturfreunde.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/naturfreund\/41493","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/naturfreunde.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/naturfreund"}],"about":[{"href":"https:\/\/naturfreunde.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/naturfreund"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/naturfreunde.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/289"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/naturfreunde.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/naturfreund\/41493\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/naturfreunde.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/26005"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/naturfreunde.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=41493"}],"wp:term":[{"taxonomy":"naturfreund_ausgabe","embeddable":true,"href":"https:\/\/naturfreunde.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/naturfreund_ausgabe?post=41493"},{"taxonomy":"naturfreund_rubrik","embeddable":true,"href":"https:\/\/naturfreunde.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/naturfreund_rubrik?post=41493"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}